Henri Ardant (1828-1883) à Limoges pour l’Escalier de Cristal.
Mobilier
Estimation : 300 / 500 €
Adjudication F.I. : 670 €
Henri Ardant (1828-1883) à Limoges pour l’Escalier de Cristal.
Importante jardinière en porcelaine, la bordure dorée à godrons ajourés, le corps mouvementé à fond argenté à décors peint de myosotis centré d’un cartouche ovale orné de deux colombes dans un rosier, surmonté d’un nœud de rubans ajouré, reposant sur quatre pieds à enroulements dorés. Anses latérales à motifs feuillagés dorés.
Marque en creux H.A.&Cie., numéroté 105, et marqué à l’or Escalier de Cristal Paris.
Infimes usures à la dorure.
Dim. : 18.5 X 60 X 27 Cm.
En 1854, Henri Ardant rachète la manufacture dite du Comte d’Artois, puis s’associe avec divers porcelainiers de Limoges. La grande qualité de son travail lui permet de collaborer avec les grands artistes de son temps tels Charles-Auguste Arnaud ou Albert-Ernest Carrier-Belleuse, qui lui confie les droits sur certains de ses bustes.
En 1864 Henri Ardant présente deux assiettes dans le goût Chinois à fond céladon à l’Exposition des Amis des Arts, qui inspirèrent au critique Albert Guillemot ces quelques lignes :
« À mes yeux, le grand mérite de M. Ardant est de chercher et de ne pas s’enfermer dans les sentiers battus : remercions-le d’avoir renvoyé là où vont les vieilles lunes le niais proverbe qui prétend que le mieux est l’ennemi du bien ».
Notre Jardinière a été conçue pour un mariage. En témoignent le décor de colombes et de roses, symbole d’amour, ainsi que les myosotis symboles de la fidélité, et de l’amour vrai grandissant avec le temps.
Exemples comparatifs en ventes aux enchères :
- Sotheby’s, Londres, 24 février 2016, lot n° 157, pour une paire de vases de style chinois réalisés pour l’Escalier de Cristal.
Important cache-pot circulaire en faïence, à décor orientalisant émaillé de fleurs de pivoines, prunus et papillons sur fond crème surmonté d’une frise médiane à décor de rinceaux feuillagés et fleurs stylisées bleu et turquoise sur fond ocre. Col convexe à décor de rinceaux et fleurs, les deux anses latérales à décor de têtes d'éléphants en haut relief.
Signé du cachet rouge "TH Deck" en creux sous couverte, sous la base.
Fin du XIXème siècle.
Dim. : 27 X 51 X 35cm
Restaurations à une tête d’éléphant (anciens petits éclats sur les oreilles, la trompe et une défense).
Exemples comparatifs récents en vente aux enchères :
- Christie’s, New York, 10 octobre 2016, lot n° 58, pour un cache pot similaire.
- Christie’s, New York, 19 avril 2016, lot n° 8, pour un cache pot de décor proche.
Important coffret de mariage de forme rectangulaire en placage de palissandre et motifs incrustés de laiton et d'ivoire, ouvrant par un abattant frontal libéré par le couvercle, découvrant deux tiroirs. Le couvercle est centré des initiales A.K entourées d'une guirlande de roses et d’œillets, oiseaux et papillons. L'intérieur du couvercle est également orné de motifs incrustés.
Le choix des fleurs en motifs incrustés indique clairement un objet destiné à un couple : la rose symbolise l’amour et l’œillet, la passion fidèle.
La lame, de type Luk (serpentine) à treize ondulations forgée en pamor, l'Ukiran (poignée), de type Donoriko en ivoire finement sculptée et ajourée de rinceaux végétaux et chevaux ailés, est reliée à la Ganja (garde) par un Mendak serti de pierres facettées. Sarong (fourreau) en bois exotique pourvu d'un Pendok (sur-fourreau) simple en metal.
Madura, Java Oriental, XIXème siècle.
Poids brut du poignard :
Oxydations et légers éclats.
Spécimen en ivoire, antérieur au 3 mars 1947, soumis à déclaration préalable (article 2 bis § 1 de l'arrêté ministériel du 16 août 2016).
En cas d'exportation hors de l'Union Européenne, les formalités pour l’obtention du CITES sont à la charge de l'acheteur qui doit également se conformer à sa réglementation nationale en terme d'importation d'ivoire.